Les échos du Conseil Municipal du 5 avril 2018

Catégorie parente: Conseil municipal
Création : dimanche 15 avril 2018 14:40
Mis à jour : dimanche 15 avril 2018 15:09
Publication : dimanche 15 avril 2018 14:40
Écrit par Elisabeth Bouffard-Savary
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Voir également les Questions d’actualité du Groupe « Saint-Maur écologique et solidaire » 5 avril 2018, l’enregistrement vidéo de la séance et le Compte-rendu analytique pour les votes.

Le chantier de la Ligne 15 sud faisait l’objet d’un point important de ce Conseil : la Société du Grand Paris était invitée à clarifier ses « pratiques » et l’état d’avancement des travaux auprès des membres du Conseil (Point 3). Bref exposé très urbain du représentant SGP, questions pré-orchestrées des élus de la majorité municipale et questions spontanées des élus de l’opposition puisque les documents relatifs à ce point ont été remis « sur table ».

Point sur les nuisances sonores, les vibrations, les protections acoustiques, la sécurité des piétons aux abords du chantier, le dispositif d’aides aux commerçants (compensation de perte de chiffres d’affaires), les défauts de communication et d’information aux riverains, le stationnement et le dérapage des budgets évoqué par la Cour des Comptes. Notre questionnement s’est porté sur les emplois puisque les marchés passés avec les prestataires comportent obligatoirement des critères d’emplois et d’insertion des publics les plus fragiles, notamment ceux des quartiers prioritaires (pour Saint-Maur, le quartier « Rives de la Marne »). 5 emplois actuellement pour les Saint-Mauriens ; un observatoire des emplois pourrait être mis en place pour l’ensemble des chantiers dan le Val-de-Marne ? En tout cas, 5 emplois, c’est très, très peu en insuffisant ! Avec un espoir pour plus tard, car pour le moment, les travaux nécessitent des qualifications très techniques. En tout cas, affaire à suivre de près par la municipalité.

Deux points (Points 8 et 10) concernaient directement le quartier prioritaire des « Rives de la Marne ».

Le bilan des actions 2017 (point 10) est globalement positif : sur les 30 actions déposées (10 de plus qu’en 2016), 21 ont été entérinées (et parmi les 8, pilotées par des associations saint-mauriennes, 3 n’ont pas été réalisées). Par leur participation aux ateliers notamment sportifs, sorties, formations, échanges, etc… les habitants témoignent de leur intérêt, et donc du bien-fondé de cette politique, dès lors que les actions sont pérennes (reconduites d’année en année), en permanence réévaluées et correspondent à de véritables besoins.

Pour 2018 (Point 8) ; 25% des subventions municipales (11 075€ au total) portent sur la « Prévention bucco-dentaire », une « Conférence nutrition » ; les autres concernent les domaines sportif, environnemental, et formation.

Mais il faut continuer et aller au-delà y compris dans les domaines médicaux et sociaux ; notre proposition d’installer 1 à 2 fois par semaine une permanence du Centre Communal d’Action Sociale qui faciliterait aux habitants l’accès à leurs droits sociaux a été très vivement balayée en séance par l’élue en charge de ce domaine, postulant la nécessité pour les habitants de se déplacer par eux-mêmes …

Belle illustration du clivage politique entre la Gauche et la Droite car, sans tomber dans l’angélisme et l’assistanat, il faut constater que les difficultés économiques et sociales, vécues au quotidien et accumulées pendant de nombreuses années, tendent plutôt à isoler ceux qui les subissent qu’à leur donner l’énergie et la pugnacité d’exposer leur situation, de se renseigner, de photocopier des justificatifs, de réunir des dossiers, etc…

Pour mémoire, plus d’1/3 des personnes ayant droit au RSA n’en ont pas connaissance.

 

 

Le point positif de ce Conseil restera, pour le moins nous l’espérons, la création d’une Commission vélo extra-municipale (Point 9). Devenu progressivement d’une pratique courante pour les déplacements intra-ville notamment, l’utilisation du vélo comme mode de déplacement n’a jamais connu les faveurs des majorités successives. C’est sans doute ce retard qui a valu à Saint-Maur de se voir décerner par la Fédération Française des Usagers de la bicyclette le « Clou rouillé » en 2016 et en 2017, un classement, « défavorable » parmi les villes d’Ile de France. En tout cas, la création de cette Commission témoigne d’une prise de conscience, sans doute impulsée par les résultats de l’enquête Déplacements (non encore publiés) ; une bonne démarche dès lors que le travail sera constructif et les propositions « écoutées » et mises en application.

Annoncée comme composée de 7 élus et de 7 personnes qualifiées/représentants d’associations, notre Groupe a demandé à ce que chaque sensibilité politique soit représentée et a fait état d’une candidature (E. Bouffard-Savary).

 

Bien d‘autres sujets ont été abordés puisque l’ordre du jour comportait 45 points.

Nous avons manifesté notre désaccord (Point 11) à l’instauration d’une tarification pour les « Fêtes de rue » et « Fêtes de voisins » organisés par les habitants, cette tarification présentée par la majorité municipale comme le coût d’installation des barrières neutralisant l’accès aux rues concernées et justifiée par le respect de l’espace public, est un frein à ces initiatives bénévoles, centrées sur la connaissance réciproque des habitants d’un même quartier.

Les différentes cessions immobilières (Points 14 à 18) : nouvelles (88, quai du Petit Parc, 59 avenue Barbès), et déjà votées mais soumises à modification (6, place des marronniers ; 15, avenue des Fusillés ; 77, quai de la Pie) ont toutes été rejetées par notre Groupe, ainsi que, pour la plupart d’entre-elles, par de nombreux élus de droite non membres de la majorité municipale. En tout cas, la vente du patrimoine municipal aux promoteurs privés, alors que les Saint-Mauriens acquitteront 6,4 millions € d’amende pour insuffisance de logements sociaux, est une incongruité er relève d’une hérésie politique.

 

Bien d’autres points ont donné lieu à des questions et des prises de position.

Entre autres, on peut s’interroger de nouveau sur l’attention portée aux marchés publics  (Points 32 et 33) : au-delà de la DSP parkings de nouveau en cours de négociation, après avoir été invalidée une première fois, par un candidat éconduit ; au delà d’une nouvelle erreur de rédaction d’un procès verbal de réception, c’est maintenant la DSP pour l’exploitation du Centre hippique de Marolles attribuée à l’UCPA, qui est invalidée, cette fois, par le Tribunal Administratif de Melun. Les marchés publics sont par définition très « regardés » par les candidats éconduits, attentifs au respect des règles ; de très solides compétences, une grande prudence sont donc nécessaires au niveau municipal ; aussi ces quelques « avatars » doivent interpeller car ils représentent un gaspillage de temps et d’argent public.

 

Note d’ambiance : l’heure avançant, la courtoisie est de moins de moins de mise au Conseil municipal. Rien de nouveau à cet égard. Peut-être faut-il rappeler qu’un Conseil municipal est une instance de débat ; que les postures de nature méprisante et les réponses à l’emporte-pièce auxquelles certains s’autorisent, forts de leur posture majoritaire, sont incohérents avec l’esprit de responsabilité, dont certainement ils se drapent par ailleurs, avec quelque suffisance.

 

Prochain Conseil municipal : jeudi 24 mai 2018 à 19h (à confirmer)

Elisabeth Bouffard-Savary

Rédigé le 13 avril 2018