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La politique de Sylvain Berrios fait elle fuir les Saint-Mauriens ?...

 

 

275 habitants de perdus, soit - 0,37 % en un an, c’est le solde négatif de population au 01/01/2019 à Saint-Maur.

Certes, il n’y a pas péril en la demeure et sur cinq ans, le chiffre reste stable autour de 75000 habitants. Mais on peut se poser la question sur les causes de cette perte de substance notable qui si elle s’aggravait mettrait en danger l’équilibre financier d’une ville dont les infrastructures sont conçues pour une population de 83 000 habitants dixit la maire Sylvain Berrios.

Les « colossales constructions en cours », pour reprendre l’expression d’une élue municipale de droite ne seraient que trompe-l’œil ?

La réalité est que 20 sur 29 projets immobiliers sont aujourd’hui bloqués du fait de recours et il faut savoir que la ville comporte plus de 2 000 logements vacants sur un total d’environ 37 000. Quid de la densification urbaine tant décriée ?

Bien sûr, le maire n’est pas responsable de cette situation quoique le choix politique d’un PLU contraignant qui a pour conséquence de « vitrifier » une très grande partie de la ville est pour beaucoup dans l’enchérissement et la rareté du foncier.

De plus, à ce manque de logements à bâtir s’ajoute une politique de « ségrégation sociale » des majorités de droite successives depuis 40 ans qui fait stagner volontairement le pourcentage de logements sociaux autour de 8 %.

Nos concitoyens aux revenus modestes doivent souvent faire le choix de quitter la ville et on voit mal comment en trois ans on atteindrait les 12% en 2022 comme le promet aujourd’hui Sylvain Berrios dans la presse.

En outre, les Saint-Mauriens attendent toujours l’inversion de la courbe de la « colossale » dette de la ville, inversion promise depuis 2014.

Elle plafonne depuis 2013 à 263 millions d’euros (soit 3463 euros/habitants, excusez du peu, alors que la moyenne nationale est de 962 euros).

Saint-Maur demeure la quatrième ville la plus endettée de France, sans que l’on trouve d’explication valable à ce fait. Où sont les investissements d’avenir ?

Avec des impôts locaux toujours à la hausse, encore 2% en 2019, sans parler de menaces d’augmentation d’amende SRU, voila qui n’est guère attractif pour nos futurs concitoyens.

Pourtant la ville possède de réels atouts et les Saint-Mauriens méritent mieux qu’une gestion à la petite semaine et sans vision de développement.

Nous aurons l’occasion d’en reparler.

Jean-Louis Barthélemy

 

Objectif 2019 : tout pour la Com !

Affiches, photos et textes brefs, réseaux sociaux, la majorité municipale communique à tout va. La moindre action banale est zoomée et portée aux nues sur le ton : tout va très bien, tout va ... ! Même le Budget 2019 qui soi-disant permet d’«envisager l’avenir avec sérénité» ?

Les finances locales sont désormais encadrées par l’Etat, et les dépenses gelées. Contrainte, la majorité municipale ampute la masse salariale de 4M€ -des efforts pour les agents municipaux-, et les dépenses sociales (associations, CCAS, aides à la famille, ..) -des menaces pour le service public-.

Nous payerons plus d’impôts locaux (+2,2M€/2018) et les parents subiront encore les réorganisations tarifaires (recettes péri-scolaires X 2/2017). Les investissements en baisse, malgré un emprunt de 9M€ (amende SRU 7M€ oblige), et sans projet structurant, iront à l’entretien des bâtiments et de la voierie.

L’endettement ? A 263M€ : toujours aussi élevé qu’en 2013, alors que 50M€ de patrimoine se sont envolés et que des pans d’activités municipales sont externalisés (parkings, centre hippique ; eau, assainissement ordures ménagères à l’EPT ; et maintenant, conduite de travaux).

Sérénité ? Grande inquiétude, plutôt !

Elisabeth Bouffard-Savary - Conseillère municipale PS

(rubrique parue dans St Maur Infos mars 2019)

 

 

 

 

 

 

Hospitalité, Convivialité, Fraternité

Rubrique parue dans Saint-Maur Infos Octobre 2018

La centaine de migrants hébergée (21/9) par réquisition du Préfet au gymnase Noël a suscité diverses réactions. Alors que le maire communiquait sur un renforcement des polices, que des écrits instillant la peur se répandaient, nombre de Saint-Mauriens manifestaient spontanément leur hospitalité. Aux côtés de l’assos. Aurore, ils ont assuré distributions de repas, cours de français, vestiaire et convivialité jusqu’au départ de ces migrants (9/10) où émotion et fraternité étaient palpables.

Cet élan de solidarité et d’ouverture à l’Autre doit interpeller dans une ville comme Saint-Maur où le rejet du logement social, et donc de ses bénéficiaires, est une pratique assumée ; et ce d’autant plus que cet entre-soi élitiste coûte très cher : 7 M€. Soit pour tous les Saint-Mauriens : des impôts locaux en hausse, des aides/services allégés (associations, personnes âgées, arrêt de la navette municipale), des tarifs en hausse (péri-scolaires, ..).

Alors, plutôt que d’entonner l’habituel « C’est pas moi, c’est l’autre » (i.e. Etat, gouvernement..), le maire et sa majorité devraient méditer cette phrase d’A. de Saint Exupéry : « Si tu diffères de moi mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis ».

 

Elisabeth Bouffard-Savary

 

 

 

Changement de registre

Merci aux 1 109 Saint-Mauriens (4% des suffrages exprimés) qui ont voté «O. Place», candidat PS aux législatives. Comme partout en France, ce taux est historiquement bas. Souhaitons que cette situation ne soit pas annonciatrice d’une dangereuse atonie générale de l’opinion publique.

Les collectivités territoriales entrent, aujourd’hui, dans une nouvelle ère, libérale, comme le revendiquent E. Macron, et tous ses députés, encore à ce jour, à l’unisson.

Les mesures prévues annoncent une cure de rigueur et une moindre autonomie : réduction de 10 Mds € des dépenses de fonctionnement, exonération massive de la Taxe d’Habitation, suppression de 75 000 postes de fonctionnaires territoriaux, ..

A Saint-Maur, l’équation  -moins de moyens financiers et humains, maintien des services (en élargissant les horaires d’ouverture ?), respect des obligations en logement social- est à résoudre. Plus que jamais, dans ce contexte, la synergie avec d’autres collectivités s’impose, notamment avec le Territoire Paris-Est -Marne et Bois.

En tout cas, le maire ne pourra plus invoquer la «politique socialiste» comme LA responsable de ses difficultés. Peut-être finira-t-il même par en regretter l’«heureux temps».

Elisabeth Bouffard-Savary

www.pssaintmaur94.org

 

2017, année de tous les choix

 

Ou 2017, année de tous les dangers : vote pour les primaires, les présidentielles, les législatives, les sénatoriales ; dans ces votes, c’est non seulement un bulletin de vote que vous allez insérer dans l’urne, c’est surtout un choix de société que vous allez exprimer, le modèle social à conforter ou amender.

Le contexte international a changé : l’élection de Trump, le Brexit, l’afflux des réfugiés, le contexte international de sécurité. Les fractures socio-économiques sont de plus en plus visibles dans le tissu social ; la protection sociale fonctionne plutôt bien. Mais elle doit faire face à l'allongement de la durée de la vie et aux progrès en matière de soins, au bénéfice de tous ; l'Europe peut sortir de l'histoire, se disloquer dans les mois qui viennent si elle ne se montre pas capable de relever les défis.

Quand dans le monde, le credo universel devient la réduction des déficits publics en taillant dans les dépenses sociales, qui sait jusqu’où ira le balancier!

Et pour notre ville, que voulons-nous ? Une ville qui relève le défi de la mutation urbaine durable, qui rejette l’exclusion sociale, qui construit un avenir pour ses classes moyennes et ses familles, qui favorise le mouvement associatif, facteur du vivre ensemble. Nous en sommes loin.

(à paraître dans Saint--Maur Infos)

Catherine Thèves

Conseillère municipale PS

 

 

 

 

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