Actu locale Vie locale

Bienvenue à Saint-Maur aux migrants !

Notre ville de Saint-Maur va accueillir une centaine de migrants du 20 septembre au  21 octobre prochains, au Gymnase Noël réquisitionné pour la circonstance par le Préfet.

Le Maire, Sylvain Berrios, dans un communiqué (14/9/2018), s’inclinant par obligation devant cette décision du Préfet, s’alarme des conséquences notamment sur la pratique sportive des élèves des écoles élémentaires, des collégiens et lycéens qui fréquentent ce gymnase. Certes, pendant un mois, les activités sportives vont devoir être réorganisées et un délai plus « confortable » aurait été le bienvenu.

Mais, malgré cet effort, dont l’importance ne peut être sous-estimée, il aurait été digne, humain et surtout moins scandaleux de la part du maire d’afficher la solidarité de la ville et de ses concitoyens en accueillant avec générosité ces migrants plutôt que de déclarer « demander aux services de l’Etat de veiller à la sécurité, notamment par un renfort des patrouilles de police nationale » et vouloir mobiliser la police municipale ; ce qui revient à présenter ces migrants comme « dangereux » aux yeux de la population.

Contrairement à Nogent, et plus récemment Vincennes et Cachan qui ont accueilli sans problème ces migrants, la solidarité n’est décidemment pas de mise au sein de la majorité municipale qui se limite à quelques « bonnes actions » ponctuelles sur-médiatisées.

NOUS, agirons et témoignerons de notre solidarité à ces migrants dont chaque jour l’évocation du parcours au péril de leur vie pour accéder au continent européen nous émeut et, les discours et postures d’indifférence, de méfiance et de stigmatisation nous révoltent.

Elisabeth Bouffard-Savary – Conseillère municipale PS

 

Motion contre la privatisation du groupe Aéroports de Paris (ADP).

dernières années près de 2 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires, dont
au premier chef l’Etat,
Considérant qu’avec la privatisation d’ADP, le retour sur investissement primera
désormais sur le développement et l’amélioration des plateformes d’Orly et de
Roissy,
Considérant que la remise en cause de la participation majoritaire de l’Etat dans le
capital du groupe ADP porterait incontestablement un grave préjudice au
développement des plateformes parisiennes, avec des conséquences pour l’emploi et
l’externalisation d’un certain nombre d’activités,
Considérant les précédentes privatisations d’infrastructures de transports, dont celles
des autoroutes qui ont été préjudiciables aux contribuables comme à leurs usagers,
Considérant les articles 44 à 50 du projet de loi PACTE relatif à la croissance et la
transformation des entreprises,
La Fédération PS du Val-de-Marne,
- s’oppose à toute privatisation par l’Etat du groupe ADP, entreprise
gestionnaire des aéroports franciliens.
- exige qu’une mission parlementaire soit mise en place pour réaliser une
analyse comparative des scénarios alternatifs et de leurs impacts sociaux,
économiques et environnementaux
- invite l’ensemble des conseils municipaux et des conseils de Territoires du
Val-de-Marne à se saisir de cette motion.

Sylvain Berrios, champion de la densification fiscale !

 

Si la densification immobilière, chiffon rouge agitée par la majorité municipale de Saint-Maur pour effrayer la population, reste du domaine du fantasme, la densification fiscale, elle, est bien réelle !

 

Parcourant la ville de quartier en quartier, le maire de Saint Maur et son équipe nous explique comment grâce au PLU voté par sa majorité, les Saint-Mauriens sont protégés d’une éventuelle explosion urbaine qui doublerait la population et hérisserait notre cité de barres d’immeubles.

Il tente ainsi de démontrer que le respect de la loi SRU sur les quotas de logements sociaux (25% pour 2025) est infaisable dans notre ville et qu’il faut se résigner à payer une amende qui a quadruplé cette année pour atteindre 6,4 millions d’euros qu’il a décidé de fiscaliser en entier, ce qui veut dire que cela est entièrement reporté sur les impôts locaux.

Le pourcentage de logements sociaux à Saint-Maur stagne autour de 7% et nos concitoyens les moins fortunés n’ont d’autre choix que se loger dans le parc privé à des prix élevés et pas toujours dans le confort ou quitter la ville pour d’autres communes. C’est ainsi qu’au cours des trente dernières années la population de Saint-Maur est passée de 83 000 habitants à 75 000 environ et aujourd’hui le solde migratoire reste négatif.

Sylvain Berrios voudrait cependant atteindre de nouveau ce niveau de population de 83000 habitants, chiffre optimum pour les équipements collectifs de la ville.

En outre, lorsque la ville cède des immeubles ou logements divers de son patrimoine au privé, elle ne le fait jamais en faveur de bailleurs sociaux, perdant ainsi l’occasion d’un rééquilibrage en faveur du logement social.

 

Une autre politique urbaine est elle possible ?

Nous le pensons car une ville comme Vincennes, gérée par la droite, avec une densité quatre fois supérieure, et ou le foncier à bâtir est aussi rare qu’a Saint-Maur voire plus, a vu son taux de logements sociaux passer de 5,62% en 2002 à 10,65% en 2017.

C’est notamment grâce à une politique de rénovation des logements existants ou d’ensembles dégradés, il suffit de se promener dans Vincennes pour constater les travaux d’embellissement pour le bien de tous.

Il va sans dire que Vincennes ne paie pas d’amende pour fait de carence…

Un PLU moins contraignant, un examen scrupuleux du marché immobilier dans le but de favoriser les opérations potentielles en faveur du logement social, sont également mis en œuvre pour résoudre le problème du mal logement.

C’est avant tout affaire de volonté de renforcer l’offre sociale de logement pour répondre à la demande très forte à Saint-Maur.

Nous ne pouvons affirmer que nous atteindrons 15, 20 ou 25% de logements sociaux un jour, mais cela doit être une priorité, conformément à la loi.

Sinon, la population de Saint-Maur continuera de diminuer, le contribuable de payer l’amende et des impôts locaux d’une ville dimensionnée pour 83000 habitants.

Bref, ce n’est pas une densification urbaine qui menace les Saint-Mauriens, mais une densification fiscale résultant de l’incurie de la majorité actuelle en matière de politique de logement qui ne répond pas aux besoins de nombre de nos concitoyens !

 

Jean-Louis Barthélemy

 

 

 

Repenser notre politique migratoire en France et en Europe

Pour un Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) acteur rayonnant des solidarités locales (à paraître)

Creusement des inégalités, déploiement de la précarité : l’action sociale est plus que vitale.

Le Département consacre 730 M€ (50% de son budget) à l’aide sociale et au financement des «aides légales» ; localement des bénévoles (Secours Catholique, St Vincent de Paul, Secours populaire,.. ) soutiennent les Saint-Mauriens en difficultés ; le CCAS, outil de la politique sociale de la ville, renseigne les «aides  légales» (RSA, MDPH, AME, APA,..), il attribue des aides facultatives (secours d’urgence, allocation de nécessité, soutien ponctuel à la vie quotidienne), assure la domiciliation, gère 8 logements-passerelle, 2 résidences pour personnes âgées, alloue des bourses aux étudiants saint-mauriens, aide l’épicerie solidaire, .. .

Lieu de convergence, de coordination et d’action sociale, le CCAS doit agir en toute équité et garantir à tous nos concitoyens, sans exception, notre totale solidarité. Pour ce faire, il doit être «central» (actuellement, 94, bd de Bellechasse - 01 53 48 19 14), ses dispositifs d’aide largement diffusés auprès des Saint-Mauriens, son budget abondé (la ville attribue 1,3M€ au CCAS, moins de 1% de son budget) et ses agents, soutenus et renforcés.

Elisabeth Bouffard-Savary

 

 

 

 

Sous-catégories

Copyright ©2018 pssaintmaur94.org
f t g m