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Les échos du Conseil Municipal du 5 avril 2018

 

Voir également les Questions d’actualité du Groupe « Saint-Maur écologique et solidaire » 5 avril 2018, l’enregistrement vidéo de la séance et le Compte-rendu analytique pour les votes.

Le chantier de la Ligne 15 sud faisait l’objet d’un point important de ce Conseil : la Société du Grand Paris était invitée à clarifier ses « pratiques » et l’état d’avancement des travaux auprès des membres du Conseil (Point 3). Bref exposé très urbain du représentant SGP, questions pré-orchestrées des élus de la majorité municipale et questions spontanées des élus de l’opposition puisque les documents relatifs à ce point ont été remis « sur table ».

Point sur les nuisances sonores, les vibrations, les protections acoustiques, la sécurité des piétons aux abords du chantier, le dispositif d’aides aux commerçants (compensation de perte de chiffres d’affaires), les défauts de communication et d’information aux riverains, le stationnement et le dérapage des budgets évoqué par la Cour des Comptes. Notre questionnement s’est porté sur les emplois puisque les marchés passés avec les prestataires comportent obligatoirement des critères d’emplois et d’insertion des publics les plus fragiles, notamment ceux des quartiers prioritaires (pour Saint-Maur, le quartier « Rives de la Marne »). 5 emplois actuellement pour les Saint-Mauriens ; un observatoire des emplois pourrait être mis en place pour l’ensemble des chantiers dan le Val-de-Marne ? En tout cas, 5 emplois, c’est très, très peu en insuffisant ! Avec un espoir pour plus tard, car pour le moment, les travaux nécessitent des qualifications très techniques. En tout cas, affaire à suivre de près par la municipalité.

Deux points (Points 8 et 10) concernaient directement le quartier prioritaire des « Rives de la Marne ».

Le bilan des actions 2017 (point 10) est globalement positif : sur les 30 actions déposées (10 de plus qu’en 2016), 21 ont été entérinées (et parmi les 8, pilotées par des associations saint-mauriennes, 3 n’ont pas été réalisées). Par leur participation aux ateliers notamment sportifs, sorties, formations, échanges, etc… les habitants témoignent de leur intérêt, et donc du bien-fondé de cette politique, dès lors que les actions sont pérennes (reconduites d’année en année), en permanence réévaluées et correspondent à de véritables besoins.

Pour 2018 (Point 8) ; 25% des subventions municipales (11 075€ au total) portent sur la « Prévention bucco-dentaire », une « Conférence nutrition » ; les autres concernent les domaines sportif, environnemental, et formation.

Mais il faut continuer et aller au-delà y compris dans les domaines médicaux et sociaux ; notre proposition d’installer 1 à 2 fois par semaine une permanence du Centre Communal d’Action Sociale qui faciliterait aux habitants l’accès à leurs droits sociaux a été très vivement balayée en séance par l’élue en charge de ce domaine, postulant la nécessité pour les habitants de se déplacer par eux-mêmes …

Belle illustration du clivage politique entre la Gauche et la Droite car, sans tomber dans l’angélisme et l’assistanat, il faut constater que les difficultés économiques et sociales, vécues au quotidien et accumulées pendant de nombreuses années, tendent plutôt à isoler ceux qui les subissent qu’à leur donner l’énergie et la pugnacité d’exposer leur situation, de se renseigner, de photocopier des justificatifs, de réunir des dossiers, etc…

Pour mémoire, plus d’1/3 des personnes ayant droit au RSA n’en ont pas connaissance.

 

 

Le point positif de ce Conseil restera, pour le moins nous l’espérons, la création d’une Commission vélo extra-municipale (Point 9). Devenu progressivement d’une pratique courante pour les déplacements intra-ville notamment, l’utilisation du vélo comme mode de déplacement n’a jamais connu les faveurs des majorités successives. C’est sans doute ce retard qui a valu à Saint-Maur de se voir décerner par la Fédération Française des Usagers de la bicyclette le « Clou rouillé » en 2016 et en 2017, un classement, « défavorable » parmi les villes d’Ile de France. En tout cas, la création de cette Commission témoigne d’une prise de conscience, sans doute impulsée par les résultats de l’enquête Déplacements (non encore publiés) ; une bonne démarche dès lors que le travail sera constructif et les propositions « écoutées » et mises en application.

Annoncée comme composée de 7 élus et de 7 personnes qualifiées/représentants d’associations, notre Groupe a demandé à ce que chaque sensibilité politique soit représentée et a fait état d’une candidature (E. Bouffard-Savary).

 

Bien d‘autres sujets ont été abordés puisque l’ordre du jour comportait 45 points.

Nous avons manifesté notre désaccord (Point 11) à l’instauration d’une tarification pour les « Fêtes de rue » et « Fêtes de voisins » organisés par les habitants, cette tarification présentée par la majorité municipale comme le coût d’installation des barrières neutralisant l’accès aux rues concernées et justifiée par le respect de l’espace public, est un frein à ces initiatives bénévoles, centrées sur la connaissance réciproque des habitants d’un même quartier.

Les différentes cessions immobilières (Points 14 à 18) : nouvelles (88, quai du Petit Parc, 59 avenue Barbès), et déjà votées mais soumises à modification (6, place des marronniers ; 15, avenue des Fusillés ; 77, quai de la Pie) ont toutes été rejetées par notre Groupe, ainsi que, pour la plupart d’entre-elles, par de nombreux élus de droite non membres de la majorité municipale. En tout cas, la vente du patrimoine municipal aux promoteurs privés, alors que les Saint-Mauriens acquitteront 6,4 millions € d’amende pour insuffisance de logements sociaux, est une incongruité er relève d’une hérésie politique.

 

Bien d’autres points ont donné lieu à des questions et des prises de position.

Entre autres, on peut s’interroger de nouveau sur l’attention portée aux marchés publics  (Points 32 et 33) : au-delà de la DSP parkings de nouveau en cours de négociation, après avoir été invalidée une première fois, par un candidat éconduit ; au delà d’une nouvelle erreur de rédaction d’un procès verbal de réception, c’est maintenant la DSP pour l’exploitation du Centre hippique de Marolles attribuée à l’UCPA, qui est invalidée, cette fois, par le Tribunal Administratif de Melun. Les marchés publics sont par définition très « regardés » par les candidats éconduits, attentifs au respect des règles ; de très solides compétences, une grande prudence sont donc nécessaires au niveau municipal ; aussi ces quelques « avatars » doivent interpeller car ils représentent un gaspillage de temps et d’argent public.

 

Note d’ambiance : l’heure avançant, la courtoisie est de moins de moins de mise au Conseil municipal. Rien de nouveau à cet égard. Peut-être faut-il rappeler qu’un Conseil municipal est une instance de débat ; que les postures de nature méprisante et les réponses à l’emporte-pièce auxquelles certains s’autorisent, forts de leur posture majoritaire, sont incohérents avec l’esprit de responsabilité, dont certainement ils se drapent par ailleurs, avec quelque suffisance.

 

Prochain Conseil municipal : jeudi 24 mai 2018 à 19h (à confirmer)

Elisabeth Bouffard-Savary

Rédigé le 13 avril 2018

 

 

 

Questions d’actualité du Groupe « Saint-Maur écologique et solidaire » 5 avril 2018

Question 1 – Vœu du Groupe « Saint-Maur écologique et solidaire » non inscrit à l’ordre du jour du Conseil municipal du 5 avril 2018

« Monsieur le Maire,

Notre groupe, en conformité avec le règlement intérieur du Conseil, vous a transmis un vœu le 26/2 /2018  Vœu proposé à l'adoption du Conseil Municipal de St Maur du 5 avril 20108. Il concerne l’aménagement cyclable et piétonnier du pont de Bonneuil et consiste à ce que la ville demande au Conseil départemental d’engager une concertation pour l’aménagement piéton et cycliste de la RD 130 au pont de Bonneuil, d’inscrire cet aménagement à l’ordre du jour d’une prochaine séance du Conseil départemental et d’engager des études de faisabilité ; il consiste également à demander au Préfet de soutenir cet objectif.

Aucune réponse ne nous est parvenue ; ce vœu n’est pas inscrit à l’ordre du jour ; n’étant pas transmis à nos collègues du Conseil, nous le diffusons car la situation au Pont de Bonneuil porte atteinte lourdement à la sécurité des cyclistes et des piétons et nécessite des décisions urgentes.

Le Conseil municipal de Bonneuil a déjà adopté un vœu en ce sens ; celui de Sucy devrait le faire, au Conseil du 9 avril prochain. Quelles suites comptez-vous donner à ce vœu ? » (ndlr : le texte du vœu a été distribué à chacun des élus du Conseil pendant l’énoncé de la question.)

En substance, la réponse du maire a porté sur la priorité qui est la sienne s’agissant de la RD 130 et du pont de Bonneuil : celle d’alléger considérablement le flux de camions qui empreinte cette voie.

Commentaire : l’adoption de ce vœu dont la finalité à court terme est d’ «alerter» le Conseil départemental et le Préfet sur la dangerosité de cette voie pour les cyclistes et pour les piétons n’est en rien contradictoire avec la recherche d’un allègement des flux de camions ; et les arguments développés frisent l’incohérence. Très regrettable car l’adoption de ce vœu par le Conseil aurait permis de faire converger les démarches similaires entamées par Bonneuil et Sucy.

Cela étant, s’il avait été présenté en Conseil, il aurait été difficile pour la majorité municipale de voter Contre ; et, comme il n’est sans doute pas question de « donner » aux élus d’opposition de Gauche, l’once d’un début de crédit, le vœu a été « administrativement » ignoré et « politiquement » balayé.

 

Question 2- Quelle est la situation de Saint-Maur en regard du dispositif de contractualisation avec l’Etat pour limiter les dépenses de fonctionnement et réduire le besoin de financement ?

« Monsieur le Maire,

La ville de Saint-Maur fait partie des 322 collectivités au niveau national et des 9 communes du Val-de-Marne concernées par une contractualisation avec l’Etat visant à limiter dès 2018, et pendant une durée de 5 ans, la progression des dépenses de fonctionnement à 1,2%. L’article 13 de la loi de programmation fixe également des objectifs de réduction du besoin de financement afin de respecter une capacité de désendettement de 12 ans.

Pouvez-vous préciser la situation de la ville, suite à la circulaire du 16/3/2018 adressée aux Préfets en charge de cette contractualisation : calendrier, modalités, etc.. ; sachant par ailleurs que la ville a voté un Budget Primitif 2018 affichant une baisse de l’ordre de 3 % des Dépenses de fonctionnement.

Les éléments de cette contractualisation seront-ils soumis au vote du Conseil municipal ? »

 

Après une longue réponse égrenant la situation de la ville, la politique de la majorité municipale en termes de logements, d’urbanisme, d’endettement, d’indépendance, etc.. et les contraintes imposées par l’Etat, le maire a indiqué qu’une première réunion s’était tenue dans les jours précédents, que le débat ainsi engagé avec l’Etat, déboucherait à terme (30/6/2018) …. ou non sur une contractualisation. Le Conseil municipal sera informé, a-t-il dit.

Commentaire : en faisant voter un Budget Primitif affichant une baisse des dépenses de fonctionnement, la majorité municipale a cherché à engager la contractualisation en donnant un gage de « bonne volonté ». Rien n’est moins sûre que cela suffise tant les « handicaps » sont lourds (logement social, endettement, etc..).

Et puis, un Budget Primitif n’est que Primitif, les Décisions Modificatives qui ne manqueront d’advenir en cours d’année, peuvent faire « oublier » quelques affirmations de départ.

 

Question 3 -  Pour une politique en faveur de la biodiversité à Saint-Maur

« Monsieur le Maire,

Les études scientifiques les plus récentes interpellent les politiques publiques en matière de biodiversité : forte baisse de la densité des insectes, des oiseaux, , etc..

Les Saint-Mauriens ne peuvent que partager ce constat et sont directement concernés par les conséquences de ces évolutions.

Saint-Maur, à l’instar d’autres villes, pourrait agir en faveur de la biodiversité, par exemple en diminuant la consommation carnée dans les cantines, en y rendant majoritaire les produits d’origine biologique, en incitant les Saint-Mauriens à prendre toute mesure de maintien ou de développement de la biodiversité ; mais, bien d’autres initiatives pourraient être prises, notamment en co-élaborant une politique globale avec l’ensemble des habitants.

Une telle démarche en conférant à la ville un rôle d’exemplarité en matière de biodiversité, participerait, sans nul doute, à son rayonnement au sein de l’EPT et plus généralement de l’Ile de France.

Quelles propositions pouvez-vous faire aux Saint-Mauriens dans cet objectif ? »

Le maire a repris les éléments connus de la politique de développement durable que par ailleurs nous considérons comme anecdotique dans son ensemble.

Commentaire : au niveau des cantines, il semblerait que l’introduction d’aliments bio, réclamée notamment en Commission Menus, par notre Groupe mais également par les parents d’élèves, fasse enfin ( !!!!) son chemin (actuellement, 1 yaourt par mois).

Mais, aucune proposition ; rien, pour citer un exemple parmi bien d’autres, sur la contribution que pourrait apporter les Saint-Mauriens en plantant des plantes mellifères dans leur jardin pour nourrir les abeilles ..

 

 

Conseil municipal du 5 avril 2018 : 3 questions d’actualité du Groupe « Saint-Maur écologique et solidaire »

Question 1 – Vœu du Groupe « Saint-Maur écologique et solidaire » non inscrit à l’ordre du jour du Conseil municipal du 5 avril 2018

 

Question 2- Quelle est la situation de Saint-Maur en regard du dispositif de contractualisation avec l’Etat pour limiter les dépenses de fonctionnement et réduire le besoin de financement ?

 

Question 3 -  Pour une politique en faveur de la biodiversité à Saint-Maur

Retrouvez l’intégralité du texte des questions y compris le vœu Voeu du groupe Saint Maur écologique et solidaire déposé par notre groupe, une synthèse de la réponse du maire et le commentaire qui en ressort Questions d’actualité du Groupe « Saint-Maur écologique et solidaire » 5 avril 2018

15 février 2018 : un conseil municipal pour le plaisir ?

 Voir également les Questions d’actualité du Groupe « Saint-Maur écologique et solidaire » 15 février 2018

Sans doute y avait-il quelques contraintes calendaires liées à la tenue de ce conseil ? En tout cas, ce ne sont que des affaires courantes qui ont été traitées.

Sur 12 points soumis au débat (les autres étant d’ordre purement administratif), un a été retiré de l’Ordre du jour ; il portait sur la nième réévaluation des tarifs des parkings (Point 4) : un sujet qui finit par prêter à sourire (à défaut de s’en inquiéter) puisque c’est la 3ème fois que le sujet est inscrit à l’ordre du jour en 12 mois.

Le Point 10 a été reporté (mise en place d’une nouvelle tarification pour le Musée de Saint-Maur) en raison d’imprécisions et d’imprévoyances dans la grille tarifaire proposée. Qui plus est, tarifer pourquoi pas dès lors que cela correspond à un projet culturel ; ce qui n’a pas réellement été exprimé dans le projet.   

Un 3ème point (Point 6 : Périmètre zone bleue) portait sur la correction d’une erreur intervenue dans une délibération du 21 décembre 2017. … Rien de très passionnant.

Quelques marchés publics, avec là encore la modification d’un Appel d’Offres déjà voté, le lancement administratif de travaux à l’école Edith Cavell, à l’école Michelet, voilà …pour le plaisir ...???!!!

Prochain Conseil municipal : courant mars à 19h.

Elisabeth Bouffard-Savary

Rédigé le 16 février 2018

Conseil municipal du 18 janvier 2018 Point 3 vote du budget primitif

Conseil municipal du 18 janvier 2018

Remarque : seul le prononcé fait foi. L’intervention a pu être écourtée, voire légèrement modifiée en séance.

Intervention : Elisabeth Bouffard-Savary - Groupe « Saint-Maur écologique et solidaire »

 

Point 3 Vote du Budget primitif 2018 du BP

« Monsieur le Maire,

L’année 2018 sera-t-elle bonne ? Le Budget, image et vecteur de la politique de la majorité municipale, permet d’en douter, car il montre que Saint-Maur est complètement « cornérisée » par sa situation financière.

L’intervention ne portera pas sur les grands axes politiques de votre majorité : nous ne sommes pas d’accord, nos analyses divergent ; nous nous le sommes dit et répétés à de nombreuses reprises y compris lors du vote du Rapport d’Orientation Budgétaire.

Je souhaiterais insister ce soir sur le sens de ce Budget 2018, acte de Comptabilité publique » et sur la cohérence des propos qui l’accompagnent.

Les sacrifices financiers qui vont être imposés aux Saint-Mauriens :

      - hausse de la fiscalité : +8M€ (+10,7%)

      - augmentations tarifaires diverses (écoles, activités péri-scolaires, musée, stationnement, ) pour celles connues à ce jour , alors que tout porte à croire que nous n’en sommes qu’au début ,

      - réduction des services publics car comment imaginez qu’il pourrait en être autrement avec la baisse programmée des dépenses réelles de fonctionnement (-6M€ ; -4%), et notamment de personnel de l’ordre de 4M€ -5,4%,),

      - poursuite de la vente du patrimoine municipal : 12 M€ en 2018, qui font suite à 30M€ déjà réalisés au cours des 3 dernières années.

n’auront que peu d’effets :

     - l’excédent de fonctionnement sera, en 2018, deux fois plus faible (7,8 M€ au BP 2018) qu’en 2017 (14 M€ au BP 2017) obligeant à recourir, en plus de la vente du patrimoine municipal à un emprunt de 10 M€, pour seulement maintenir le niveau 2017 d’investissement.

Et ce n’est pas n’importe quel emprunt puisque celui de 5 M€ qui devrait être signé le 25/1/2018 courra sur 30 ans, à un taux de 5,73% ! Un taux bien supérieur à la moyenne du taux actuel d’endettement, de l’ordre de 4%.

 

Voilà où nous en sommes, Monsieur le Maire : « cornérisation », absences de marges de manœuvre, seule solution « emprunter » … mais à quel taux !!! .

Au cœur de cette « cornérisation »:

      - une posture politique irresponsable, à l’encontre du logement social : en témoigne les 7M€ d’amende SRU pour insuffisance de logement social et non respect du Contrat de mixité sociale ; ces 7M€ représentent le ¼ de l’ensemble de la Taxe Foncière collectée, ou encore l’effort fiscal demandé aux Saint-Mauriens cette année par rapport à l’an passé ; cela représente la totalité de la Dotation Globale de l’Etat ! Quel paradoxe ! Ce que l’on reçoit de la part de l’Etat pour financer le service public, on le reverse pour non respect de la législation !

Et plutôt que d’avoir une position constructive et conciliatrice, la majorité municipale continue vent debout à déployer une rhétorique caricaturale, en martelant qu’il faudrait construire 10 000 logements supplémentaires, dénaturant ainsi l’esprit de la loi et le sens de l’amende SRU ;

      - un héritage encombrant, celui d’un endettement colossal qui courre jusqu’en 2053 et qui représente Capital + intérêts, un flux total de remboursement de près de 600 millions € ; un héritage qui sera entretenu en 2018 puisque les nouveaux emprunts budgétés 10M€ seront équivalent à l’annuité 2018 de remboursement de la dette de 10,2 € ;

      - et, de nouvelles règles budgétaires établies par le gouvernement actuel, qui d’ailleurs devraient vous faire regretter, Monsieur le Maire, celles plus bienveillantes du gouvernement précédent, qui malgré leur clarté ont été fortement vilipendées en leur temps dans cette instance. En tout cas, le gouvernement actuel , tout libéral qu’il soit, ce qui semble ne pas vous déplaire par ailleurs, ampute Saint-Maur comme bien d’autres collectivités, de la liberté de prélèvement fiscal, l’oblige à une contractualisation de ses relations entre l’Etat avec notamment une limitation dans la progression des dépenses réelles de fonctionnement de 1,2%, et à respecter une trajectoire de désendettement en 12 ans.

Non seulement en 2018 mais pour les prochaines années, la ville est et restera « cornérisée » par une absence totale de marges de manœuvre étant entendu que les réductions de dépenses ont une limite, que les ventes de patrimoine communal ont une limite, et que le recours à l’emprunt sera contraint au-delà du fait que ce n’est pas une solution puisqu’il reporte l’effort financier sur la génération future.

Comment sortir de cette situation ?

Ce n’est pas en un budget que l’on peut se sortir d’un tel enlisement financier.

Pour autant, les trois dernières années ont été perdues car la majorité municipale n’a pas pris, Monsieur le Maire, la mesure des changements politiques en matière de rétablissement des comptes publics. Vous avez cru à une simple posture politique d’un gouvernement que combattiez, vous avez désigné, l’Etat, comme coupable des difficultés financières de la ville. Nous avons été moqués lorsque nous demandions d’augmenter la fiscalité locale ; nous avons été moquées lorsque nous parlions des vertus pédagogiques de la baisse de la Dotation Globale de fonctionnement obligeant les communes à se mieux gérer.

En tout cas, il demeure que la majorité municipale n’a pas pris la mesure des changements en cours et plus est, ne peut s’exonérer des conséquences de la gestion passée dès lors qu’elle y était déjà présente pour certains o u pour le moins qu’elle est de même sensibilité politique.

En tout cas, pour 2018 : le budget est d’une grande brutalité et les ambitions vont devoir être rabotées.

Les 30 millions d’investissements budgétés (non compris le remboursement de la dette (10 M€)), à un niveau équivalent à 2017, est méritoire mais surdimensionnée compte tenu de la situation financière de la ville. Et pourtant, la plupart des projets ne sont pas dispendieux, puisqu’il s’agit principalement d’investissements de rattrapage et de reconstruction, mais avant tout les finances de la ville doivent d’abord être stabilisées.

 

Quelques remarques plus précises, suite à la lecture du rapport accompagnant le Budget

 Nous sommes favorables à l’augmentation des Taux de fiscalité locale dès lors qu’elle finance des investissements et dès lors qu’elle est équitable. Ce qui n’est pas le cas : une fois de plus, l’augmentation de la Taxe foncière est plus faible en valeur absolue que celle de la Taxe d’habitation y compris lorsque l’on tient compte de la baisse de la TEOM.

Exemple : Sur une base locative de 4 000e, la Taxe Foncière augmente de 73,60 € et la taxe d’Habitation de 80 €. ; avec la TEOM, les augmentations respectives sont de 28 € et de 40€ (chiffres non compris la revalorisation des bases locatives 2018).

 La rapport met en exergue (je cite) « Les modifications de tarifs proposés (qui) concerneront toutes les politiques publiques autant la Culture … que le secteur périscolaires ou le stationnement résidentiel »

Pour autant, leurs effets dans le Budget 2018 semblent anecdotiques.

Dans le domaine de la Culture par exemple, les Recettes totales du Ch 923 (Culture) (1,16 BP 2017, 1,16M€ en DM3 2017, 1,2 M€ ) avec un risque non négligeable d’éviction en matière de fréquentation du Musée.

Dans le domaine « Affaires scolaires, et péri-scolaires », la nouvelle grille de quotient familial et les nouvelles grilles tarifaires applicables à partir du 1/9/2018 font débat, tant les augmentations à venir sont considérables (800 000€ en année pleine, soit près de 300 000€ pour les 4 derniers mois 2018). Or curieusement, les Recettes du Ch 922 « Enseignement-Formation) diminuent passant de 5,0M€ BP 2017 à 4,9 M€ DM3 2017 et à 4 ,7M€ au BP 2018  ?

S’agissant des dépenses, je ne reviens pas sur les grandes masses, mais sur quelques points :

Le Rapport affirme que l’ « Enseignement et petite enfance » (Ch 922-926) est sanctuarisé : ce n’et pas ce que disent les chiffres du BP : le BP 2017 était de 28,7 M€, DM3 2017 : 29,2 et BP 2018 : 27,7M€. Où est la sanctuarisation ? p. 63

Et plus particulièrement, lorsque l’on parle de sanctuarisation, que dire des baisses de dépenses en faveur du Sport à l’école (BP 2017 : 411 560 DM3 2017 : 386 140€ ; BP 2018 : 336 665€) ( une baisse de près 20%) , des Classes découvertes  (BP 2017 : 2,9M€ ; DM3 2017 : 3,3 M€ ; BP 2018 : 2,9M€ ) (une baisse de 30%) tec..

 Le Rapport affirme également (je cite) : « Tous les secteurs sont impactés par les efforts demandés, et de citer la communication -106 000€, l’animation : -82 685€. Ce n’est pas ce que disent les chiffres :

     - Ch 920-23 « Information, Communication Publicité » il est de BP 2017 : 1,32 DM3 BP 2017 : 1,4 ; BP 2018 :1,32M€. Où est l’effort ?

    - Ch 920-24 « Fêtes et Cérémonies » il est de BP 2017 : 1,47 , DM3 2017 : 1,56 ; BP 2018 1,48M€. Ou sont les efforts ?

      -  Enfin, qu’en est-il du Ch 920-21 Assemblée locale dont l’augmentation de dépenses est incessante : 454 000 au BP 2017 ; 468 000 en DM 3 2017 et 513 940€ au BP 2018 ?

 S’agissant du domaine »Actions sociale et économique » qui paye l’un des plus lourds tributs à cette baisse des dépenses, - 13% (Ch 925-929). Devinez, Monsieur le Maire, qui de l’action sociale ou de l’Action économique contribue le plus à cette baisse des dépenses ? Essentiellement, l’Action sociale ». Et de lite : « Tous les secteurs sont impactés ? » C’est faux. Pas l’Action économique.

Heureusement que ce Rapport est émaillé de petites phrases rassurantes : « Malgré les difficultés, la commune s’attache toujours à faire en sorte de rester attentive aux besoins de ses usagers et de s’y adapter » ; « Malgré les difficultés, la ville reste attentive à l’insertion de tous et aux aspirations de chacun »…. No comment, tant ces propos sont plus proches d’un discours entrepenarial paternaliste que de ceux d’un élu responsable et investit par sa mission de service public.

- En ce qui concerne le CH 926 « Familles », pouvez-vous nous expliquer la baisse des Dépenses des Services aux « Personnes âgées » (Ch 926-1) : 430 000 € ; 446 940€; 260 785€. Est-ce lié à l’évolution des Résidences d’autonomie.  En ce qui concerne les « Dépenses de Personnel », nous tenons à souligner que la culture paye un lourd tribut aux économies : -40% pour les charges de personnel, principalement au Théâtre (-16%) au Musée (-25%.) ; également, au Ch 925, Interventions sociales: -43%).

Pouvez-vous préciser à cette occasion à combien de poste correspondent les 830 000€ d’économisés sur le non renouvellement des départs à la retraite et à combien de poste correspond, et en quels domaines, le non-renouvellement de nombreux contractuels.

Il demeure, nous en sommes tout à fait conscient,  que la réduction des dépenses est très difficils à réaliser : en témoigne  le BP 2017 prévoyait des dépenses réelles de fonctionnement à hauteur de 141,6 M€ (BP 2017) alors la DM 3 2017 a été votée à 143,3 M€ en fin d’année.

  • Orientations et propositions

On ne va pas citer de nouveau les économies qui auraient pu être faites comme celle de l’échec de ma DSP qui coûte 800 000 € à la ville.

Quelques propositions avec des impacts pour certaines à court terme, pour d’autres dans un délai 2 ans,  l‘objectif étant de réduire le recours à l’emprunt qui non seulement, reporte les charges d’aujourd’hui sur les futures générations, mais qui sera qui plus est, en décalage complet avec la contractualisation que saint-Maur va devoir passer avec l’Etat d’ici quelques mois pour un désendettement en 12 ans.  

        1/ Peser davantage sur le taux de Taxe Foncières : 1 pt de taxe, c’est environ 1,5 M€, ; ce n’est pas plaisant mais le taux demeure très inférieur à la moyenne départementale

         2/ Réduire les coûts de fonctionnement

             - maintenir Saint-Maur dans Infocom : cela économisera dès 2018 les frais d’avocats et de conseils actuellement à l’œuvre et permettra de redéployer les crédits accordés en informatique destinés à anticiper la sortie de la ville de ce syndicat. Sachant par ailleurs que la fiscalisation de la participation figure toujours dans ce BP…. Alors que vous en avez fait voter, en dépit de notre opposition, au CM du 22/9/2017 l’arrêt de cette contribution fiscalisée au 1/1/2018. . Supprimer les dépenses inutiles comme l’adhésion à des associations Avevy,

            - une mesure symbolique à effet immédiat : réduire drastiquement le montant des indemnités perçus par les élus de la majorité municipale. ; cette mesure témoignerait ainsi de sa solidarité et de son sens des responsabilités. ;

           - mutualiser les équipements publics (Théâtre, Musée , cinémas, ..): leur surdimensionnement a été pointé par votre majorité lors du ROB, alors, Monsieur le Maire, il faut rechercher des mutualisations avec les communes avoisinantes (Bonneuil, Créteil, etc..) et engagez avec l’EPT le transferts de la gestion de certains de ces équipements ; saisissez le Président de l’EPT, Monsieur le Maire, vous en êtes proche et entamez le débat !

     3/ Changer de posture à l’égard du logement social. Plutôt que de la vilipender, ayez une posture constructive, faites connaitre et utilisez toutes toutes les possibilités existantes pour déployer du logement social sur la ville. L’Etat y sera sensible. Car aujourd’hui c’est vous, Monsieur le Maire et votre majorité municipale, qui êtes directement et seuls responsables des 7 millions d’amendes SRU. Changez de posture, et cessez de dénaturer en permanence le logement social qui n’est autre que du logement avec un financement de l’Etat et qui permet a de nombreuses familles à vivre décemment ;

    4/ Rééchelonner des investissements parmi les moins urgents et renforcer les travaux en régie.

Renforcer les travaux en régie : exemple : rénovation et petites réparation dans les locaux scolaires (300 000€ ; 200 000€), travaux de voirie (2,2M€ en 2018 dont 1M pour un bail d’entretien de voirie et 1,2 M€ pour des Travaux neufs). Combien les travaux en régie représenteront-ils en 2018 ?

Rééchelonner des investissements. Exemple : ceux portant sur les équipements des bords de Marne (100 000€), l’aménagement de la promenade de La Pie (1,7 M€), les sanisettes (400 000€).

      5/ On pourrait également décliner économies d’énergie, etc.. etc..

Monsieur le Maire,

C’est par un changement politique que l’on sortira de cette situation. La ville, si tant est que ce soit opportun, n’a pas les moyens de s’entêter à rechercher l’indépendance et l’entre-soi.

La ville peut conserver sa personnalité tout en s’ouvrant, en mutualisant, en coopérant ; qui plus est elle a par ses caractéristiques la possibilité d’être une ville de référence dans l’espace francilien en termes d’innovation, de tourisme, de politique environnementale.

Soyez inventifs et non repliés. C’est cela l’avenir de Saint-Maur. Et non de s’arcbouter sur des postures qui ne pourront que s’effriter avec le temps et qui dès aujourd’hui, nous cornérise.

Souhaitons que la contractualisation avec l’Etat qui devrait intervenir avant fin juin 2018 aidera à cette prise de conscience. Le projet sera-t-il soumis au débat du CM ? »

 

 

 

 

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