Autres sujets Autres

Le discours du secrétaire de section du PS à Saint-Maur, lors des vœux samedi 27 janvier 2018 :

`` `

 

DISCOURS du 27 janvier 2018

 

Mesdames, Messieurs, votre attention s’il vous plait.

Tout d’abord, nous vous remercions d’être venus aujourd’hui partager un moment de convivialité avec la section socialiste à Saint-Maur.

En tant que secrétaire de section, c’est à moi que revient le privilège de vous souhaiter à tous une très bonne année 2018 et une excellente santé…

 

Je devine à vos regards comme une interrogation :

« Comment se porte le PS en 2018 ? »…

« That is the question ? »

Je serais tenté de répondre par la chanson de Renaud intitulée « Toujours Debout » :

Toujours vivant, rassurez Vous, toujours la banane, toujours debout !...

Mais, je n’ai pas le talent de Renaud et de plus ne sais pas jouer de la guitare !

 

Donc je répondrai plus sérieusement par mes propres mots.

Comme vous le savez, l’année 2017 s’est révélée terrible pour le PS.

Souhaitons que 2018 soit l’amorce du renouveau lors du congrès d’avril.

Chaque année, à l’occasion des vœux, nous mettons en parallèle le passé et le présent.

Avec ceux de l’an dernier, nous évoquions en la figure de Léon Blum la difficulté de l’exercice du pouvoir.

Cette année, c’est une citation de François Mitterrand, le « grand François », que nous avons choisi d’inscrire sur notre carte de vœux :

«  Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du grand rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut. Il n’y a jamais eu, il n’y aura jamais de dynamique de victoire. ».

Elle est extraite d’un  livre d’entretiens avec le journaliste Georges-Marc Benamou : « mémoires interrompus ».

Livre sorti peu de temps après le décès de Mitterrand survenue le 8 janvier 1996.

Sans être vraiment un  testament politique, on trouve cette citation à la toute fin de l’ouvrage, et il semble que l’ancien président veut ici indiquer la marche à suivre pour ses successeurs éventuels.

A quelques encablures de la mort, et fort de cinquante ans de carrière politique, il n’y a pas lieu de douter de sa sincérité.

Il sait que la tentation de faire un bout de chemin avec les avatars du centrisme a souvent existé chez certains socialistes.

Or ce grand chef de parti, qui nous a conduit quatre fois à la victoire (présidentielles et législatives de 1981 et 1988), ce qui n’est pas rien !, récuse tout accord avec le centre et nous indique que seule l’alliance de toute la gauche peut conduire à la victoire.

Certes, l’unité est un combat de chaque instant, mais elle ne dépend pas que de nous. Elle peut se faire ou pas. Mais c’est une condition nécessaire à la victoire.

Dans la tourmente de 2017, je rappellerai que lors des sénatoriales de septembre nous avons gardé une sénatrice socialiste, alors que sur le papier nous n’avions pas assez de grands électeurs pour cela. Une liste gauche unie, certes difficile à élaborer, face à des listes de droite dispersées a permis cela, et je salue ici l’élection de Sophie Taillé-Pollian dont la pugnacité au Sénat est remarquée.

 

Mais c’est aussi une autre citation Mitterrand, que je veux évoquer ici.

Prononcée lors du congrès refondateur du Parti Socialiste à Epinay-sur-Seine en juin 1971.

Il disait alors : «  Celui qui n’est pas pour la rupture avec l’ordre établi, avec la société capitaliste, ne peut pas être militant socialiste ! ».

Une autre époque me direz-vous !

Mitterrand lui-même, qui fut ne l’oublions pas l’instigateur des nationalisations de 1982 (groupes industriels et banques privées) dut revenir sur cette politique en partie sous la contrainte européenne.

Pourtant, je reste convaincu que, oui, vouloir la rupture avec le capitalisme a encore du sens aujourd’hui.

On ne peut être social-écologiste par exemple, sans devoir lutter contre une logique du capitalisme qui est le profit immédiat, et le profit de quelques uns aux dépends du plus grand nombre, aux dépends de la planète.

Monsanto et le glyphosate en sont l’illustration.

Et c’est au niveau européen que s’imposent les règles, c’est là qu’il faut faire reculer la pratique libérale et le retour aux nationalismes qui menacent la paix sur notre continent.

L’enjeu des Européennes de 2019 sera de renforcer la Gauche au Parlement européen pour mener à bien ce combat.

Je rappelle que le PSE est le 2° groupe en importance.

 

Mais revenons à l’avenir immédiat du parti socialiste et à la question « Comment se porte le PS en 2018 ? »…

Un parti décapité qui espère qu’une nouvelle génération reprendra le flambeau du combat éternel pour l’émancipation humaine individuelle et collective dans une société solidaire.

Nous avons déjà connu une situation analogue il y a plus de 50 ans, quand la

SFIO, l’ancêtre du Parti Socialiste, alors au plus bas a donné naissance à un nouveau Parti Socialiste établi sur les bases claires d’une gauche en unité.

Cela ne s’est pas fait en un jour.

La reconstruction de l’unité du parti fut alors une longue marche :

Allant du congrès d’Alfortville en 1969, en passant à celui d’Epinay en 1971 pour aboutir aux assises du Socialisme en 1974.

Nous verrons ce qu’il en sera au congrès d’avril de cette année.

Déjà au Parlement de «  jeunes pousses » ferraillent en son nom. Je veux vous en citer quelques unes que vous connaissez surement :

Luc Carvounas, Olivier Faure, Valérie Rabault, Boris Vallaud…

Christine Revault d’Allonnes, députée européenne, issue du Val-de-Marne.

Retenez bien tous ces noms porteurs d’espoir.

D’autres apporteront leurs pierres aussi au prochain congrès : je pense à Mathias Felk, Anne Hidalgo, Stéphane Lefoll, Emmanuel Maurel, Rachid Temal, Najat Vallaud-Belkacem…

J’en oublie surement car notre parti, même décapité, ne manque pas de talents.

Ce prochain congrès est donc important pour notre avenir.

Souhaitons que comme celui d’Epinay en 1971 il soit l’occasion d’un rebond autour d’une personnalité forte (un nouveau Mitterrand ? qui sait !) incarnation d’une ligne politique claire, sinon la traversée du désert sera  longue.

 

Vous les sympathisants pouvez  nous aider à la mue de ce nouveau parti socialiste, car tous sont invités à s’exprimer en amont du congrès, notamment en participant aux contributions thématiques et en les signant.

N’est ce pas aussi Mitterrand, lui encore, qui disait en 1988 : HYPERLINK "http://evene.lefigaro.fr/citation/chantier-valeurs-toujours-neuves-combats-jour-nomment-liberte-e-78382.php" “Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.” !

 

Oui, entre l’opposition stérile à la Mélenchon, qui méprise l’Europe et le Macronisme souverain : cet objet politique non identifié qui méprise les travailleurs, il y a place pour une offre politique nouvelle, fidèle aux valeurs socialistes de toujours.

Une opposition de gauche sans concession sur la politique économique de droite du gouvernement Edouard Philippe.

Edouard Philippe, l’anti Robin des bois, celui qui vole les pauvres via la baisse des APL pour les locataires, la baisse des retraites par la CSG, la suppression des contrats aidés, la diminution des indemnités pour les licenciés pour donner aux riches via les baisses d’impôts de 5 milliards d’euros/an, du jamais vu.

Une opposition de gauche sans concession face à un gouvernement qui par la voix de son ministre de l’intérieur ose demander à des agents d’aller faire le tri dans les centres d’hébergement entre les bons SDF, français, qui auraient le droit d’y être et les mauvais SDF migrants sans papiers expulsables sans délais.

 

Vraiment, je me demande comment des pseudo-progressistes peuvent soutenir Macron ?

 

Pour conclure et tenter de répondre à la question du début « comment se porte le PS en 2018 », je veux simplement citer l’éditorialiste du Saint-Maur Socialiste n° 29 que je connais bien ! :

« C’est une gauche de combat, européenne, écologique et solidaire que nous voulons et allons incarner ! ».

 

Merci de votre attention. 

Jean-Louis Barthélemy

 

 

 

Tribune St Maur Infos Octobre 2016 : Urgence respiratoire :

Urgence respiratoire ! L’heure est au courage politique

La qualité de l’air est une urgence : en Ile-de-France, l’espérance de vie a baissé d’environ 7 mois du fait de la pollution. Réduction des voies de circulation, de la vitesse, interdiction des véhicules polluants, et bientôt, fermeture des berges rive droite : les mesures parisiennes ont déjà réduit les jours de «pollution élevée» de 46 en 2011 à 9 en 2016. Il faut continuer !

A Saint-Maur ? Malgré nos demandes répétées : ni mesure de la qualité de l’air, ni inventaire des pollutions (ex : état des émissions par bâtiment : thermographie), ni comptage des circulations auto, ni Agenda 21. Ni bilan, ni analyses mais flou et mesurettes.

Le Plan Climat-Air-Energie Territorial offre à notre ville, via Paris-Est Marne et Bois (T10), une opportunité d’agir concrètement. Y-aura-t-il volonté et courage politiques pour s’en saisir, sachant qu’améliorer la qualité de l’air contraindra les citoyens du T10 à changer leurs habitudes, y compris dans leurs déplacements ?

En tout cas, alors que les autres Territoires bougent, lancent des appels à projet, etc.., une très grande discrétion entoure les «travaux» de nos 14 élus territoriaux saint-mauriens  au T10. 

Respirons .. mais chut ! Pas trop fort..

Décret du 28/6/2016

Elisabeth Bouffard-Savary

Conseillère municipale PS

La vidéo surveillance à saint Maur

LA VIDEO SURVEILLANCE : UN COUT EXORBITANT POUR DE PIETRES RESULTATS.

Pour certains, dont la majorité municipale actuelle, la vidéosurveillance rebaptisée pudiquement « vidéo-protection » serait indispensable pour la sécurité de nos concitoyens et le maire est décidé à en équiper la ville à marche forcée et grands frais.
Qu’en est-il réellement ?

Rappelons que c’est sous l’ancien président Sarkozy que les choses se sont précipitées en la matière.
Certains y ont vu une volonté de masquer la baisse voulue des effectifs de la police de plus de 9000 agents. A grand renfort de subventions et de publicité, son ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, a lancé en 2007 un plan national de vidéo surveillance dans le but de promouvoir l’équipement de la moindre des communes de l’hexagone, ce qui continue de faire le bonheur des sociétés de prestations de sécurité dont certaines ont vu leurs chiffres d’affaire multiplié par six en cinq ans !
A Saint-Maur, sous la mandature Plagnol, 54 caméras furent installées un peu au hasard sans tenir vraiment compte d’une quelconque cartographie de la délinquance.
Pire, fin 2013 on constatait que les 2/3 des caméras étaient en panne et les autres incapables d’identifier les suspects !

Un bel exemple de gaspillage de fonds publics que l’on retrouve hélas dans d’autres communes.
Néanmoins, la « nouvelle » majorité a décidé de « mettre le paquet » en la matière et c’est 160 nouvelles caméras HD qui viennent s’ajouter au réseau au prix exorbitant de 1,7 million d’euros.
Ce qui représente beaucoup d’argent pour des finances communales exsangues et cela sans compter l’agrandissement du centre de visionnement urbain qui passera de 11 à 25 écrans et surtout les divers frais de maintenance des caméras ainsi que la mobilisation et rémunérations de personnels affectées au visionnage.

On ne voit pas très bien l’urgence et le bien fondé de ces dépenses pour une ville réputée une des plus sûres de France.
D’autant que toutes les enquêtes sur ce sujet dénoncent l’inefficacité des caméras de surveillance sur la voie publique en matière de protection, notamment pour empêcher les agressions, et le taux d’élucidation des délits des villes équipées n’est pas supérieur à celui des villes non équipés.
De plus, certaines ayant déjà installé la vidéo surveillance depuis plusieurs années font le constat qu'elle n'est pas à la hauteur des enjeux escomptés et face aux coûts de la maintenance retirent certaines caméras.

Alors que conclure ?
Si l’on reconnaît l’utilité des caméras dans les lieux confinés comme les abords des parkings ou des gares, ou près des commerces, banques, établissements scolaires, bref sur des lieux potentiellement sensibles, vouloir quadriller l’ensemble de la ville nous parait une coûteuse ineptie associée à une atteinte possible de la vie privée.
De plus, on ne connaît ni la procédure d’appel d’offre utilisée, obligatoire pour les financements importants et devant mettre en concurrence selon les règles du marché public, ni le nom de la société qui a remporté le marché, bel exemple d’opacité.
Nos finances ne nous permettent pas cet investissement hasardeux et en matière de sécurité d’autres pistes sont à explorer comme l’ilotage et la prévention par exemple, et le retour de la police de proximité supprimée par la droite malgré de bons résultats.


Jean-Louis Barthélemy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

100 réfugiés accueillis ce 23 octobre dans le Val de Marne, quid de Saint-Maur ?

100 réfugiés accueillis ce 23 octobre dans le Val de Marne, quid de Saint-Maur ?


L'Europe fait face à un afflux de réfugiés exceptionnel et probablement jamais vu depuis 1945. La Syrie, l’Afghanistan, l’Irak fournissent aujourd’hui le gros du contingent de réfugiés.

La situation de la Syrie est particulièrement édifiante. En quatre années de guerre, plus de moitié de sa population a été déplacée en raison des affrontements, 4 millions de syriens ont fui leur pays pour s'installer dans des camps construit dans les pays limitrophes.

Face à la dureté des conflits qui se déroulent sur les sols syrien, irakien ou afghan et en l’absence de perspective de solution politique à ces conflits, des familles entières quittent leurs pays pour chercher en Europe un avenir qui n’existe plus dans leurs pays.

La France traditionnellement une terre d'asile se doit, afin d'être à la hauteur de son Histoire, de participer à l'effort européen d'accueil des réfugiés fuyant la guerre et l'oppression.

Lire la suite : 100 réfugiés accueillis ce 23 octobre dans le Val de Marne, quid de Saint-Maur ?

Lettre ouverte à Sylvain Berrios en faveur de l’accueil de réfugiés à Saint-Maur


Lettre ouverte à Monsieur Sylain Berrios, député-maire de Saint-Maur


Alors que de nombreuses municipalités se mobilisent et proposent leur participation active à l’accueil de réfugiés, alors que des municipalités val-de-marnaises, telles qu’Alfortville, Cachan, Créteil, Fresnes, etc.…, ont été parmi les premières à rejoindre le « réseau des villes solidaires » ou à manifester leur solidarité (Fontenay, Arcueil, Vincennes, ...), Saint-Maur, sous votre responsabilité depuis 2014, est totalement  muette.

Cette position appelle des questions de notre part, que nous soyons élues au Conseil Municipal et/ou responsables socialistes, et ce, au nom de tous les citoyens qui se reconnaissent dans les valeurs républicaines.

Lire la suite : Lettre ouverte à Sylvain Berrios en faveur de l’accueil de réfugiés à Saint-Maur

Copyright ©2018 pssaintmaur94.org
f t g m