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Voeux de la section le 12 janvier 2019

 

Mesdames, Messieurs, votre attention s’il vous plait.

Tout d’abord, nous vous remercions d’être venus aujourd’hui partager un moment de convivialité avec la section socialiste à Saint-Maur.

En tant que secrétaire de section, c’est à moi que revient, cette année encore, le privilège de vous souhaiter à tous une très bonne année 2019 et une excellente santé.

………………

Mon discours sera court cette année, et je donnerais ensuite la parole successivement à Dominique Barjou, présidente du Conseil fédéral, également conseillère régionale et directrice de cabinet de la maire de Cachan, et enfin à Elisabeth Bouffard Savary, conseillère municipale qui mène la seule opposition valable à Saint-Maur, résolument à gauche.

………………

Notre ami, le député Luc Carvounas déclarait au conseil fédéral de décembre que le parti socialiste a une longue histoire.

Alexis Tocqueville, l’historien, affirmait : « Quand le passé n’éclaire plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres ».

Aussi, je vais tenter de faire une petite étude comparative entre l’époque de Victor Hugo et la notre, sur le thème de la pauvreté.

Par la citation inscrite sur notre carte de vœux 2019, je vais donc appeler à la rescousse de mon propos le grand Victor Hugo :

«  Détruire la misère ! Oui, cela est possible. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli. »

Discours prononcé à l’Assemblée législative le 9 juillet 1849, pour soutenir les premiers projets de lois relatives à la prévoyance et à l'assistance publique, notamment celle sur les logements insalubres.

Il nous est apparu que cette citation avait encore tous son sens, notamment au moment où le gouvernement présente son plan anti pauvreté.

Victor Hugo, illustre poète et plus encore, hélas certainement moins lu aujourd’hui que Guillaume Musso, mais qu’importe !

Sans vouloir rivaliser avec le journaliste/historien Franck Ferrand, je ferais quelques rappels historiques concernant Hugo.

Né en 1802/mort en 1885. À quelques années près, il aurait pu être compagnon de route du parti socialiste naissant.

Certes, la misère au 19 siècle était beaucoup plus cruelle que celle d’aujourd’hui : Pas de gilets pour les miséreux de l’époque.

Mais aujourd’hui, la misère est d’autant plus intolérable que notre pays est riche et a les moyens de la combattre.

Savez vous que cet immense écrivain mit pour un temps son œuvre en suspens pour devenir journaliste (son journal s’appelait l’Evénement) et acteur politique influent.

D’où ce discours à l’assemblée nationale.

Rappel : en 1848 commença la deuxième république qui dura quatre ans.

Une république qui débuta par des barricades (les ronds-points n’avaient pas encore été inventé !) et qui finit par des barricades en réaction au coup d’état du 2 décembre 1851 qui instaura le second empire. Hugo risqua sa vie sur les barricades en 1851.

Mais n’anticipons pas :

A la présidentielle de décembre 1848, le candidat Louis-Napoléon Bonaparte l’emporta largement devant la droite et la gauche de l’époque.

Ledru-Rollin et Raspail, candidats de gauche firent moins de 6 % à eux deux !

Ce premier président d’une république française était jeune, une quarantaine d’années, et se revendiquait ni de droite, ni de gauche !

Première élection d’un président au suffrage universel, mais sans les femmes, qui n’obtiendront le droit de vote qu’en 1945.

Ce n’est qu’en 1965, qu’un président sera de nouveau élu par un suffrage universel.

Louis-Napoléon était l’auteur d’un ouvrage engagé, inspiré par les Saint-simoniens, (think tank de l’époque), « l’Extinction du paupérisme ».

Un beau titre de livre !

Plus parlant que « Révolution », le livre peut-être prémonitoire écrit par Macron !

On n’utilise plus guère ce mot de paupérisme, synonyme de misère et pauvreté.

La misère, Hugo eut l’occasion de l’observer et d’en être obsédé, d’ailleurs son œuvre majeure «  Les Misérables », publié en 1862, s’appelait « les misères » dans sa première version.

Politiquement, Hugo eut une trajectoire à la Mitterrand, de milieu conservateur au départ, il finit à la gauche de l’échiquier de l’époque.

Son journal l’ « Evénement », dédié à la défense des « classes laborieuses », parut jusqu’en septembre 1851, puis fut interdit.

Pour lui, le poète se doit d’être un "veilleur", comme tous les intellectuels. Influencer les gouvernants et l'opinion font parties de leur mission. 

 Hugo prie donc position en toute occasion, par voie de presse et dans ses œuvres en faveur d'une meilleure justice sociale, pour la paix et la liberté des peuples opprimés, contre la peine de mort.

Sensible à la cause des femmes, il réclama pour elles des droits civiques égaux à ceux des hommes.

 Rêvant d'une Europe pacifiée, unifiée, ce visionnaire espérait même une monnaie unique dans une Europe fédérale.

A la fin de sa vie, de retour d’exil, élu sénateur en 1876, il n’eut de cesse de réclamer l’amnistie pou les communards !

………………….

Mais revenons à « L’extinction du paupérisme » !

Qu’en est-il en 2019 de ce vaste programme toujours en chantier ?

Cette « extinction du paupérisme » fait écho de nos jours à la promesse du candidat Macron déclarant, je cite : qu'« il ne voulait pas avoir d'ici la fin 2017 des hommes et des femmes dans les rues, dans les bois ou perdus » (cela concerne 200 000 sans-abris) et celle du président Macron qui en septembre dernier promettait, je cite : « d’éradiquer la pauvreté extrême pour la fin du quinquennat ». (Cela concerne 9 millions de pauvres dont trois millions d’enfants).

Après plus d’un an de réflexion où la priorité des priorités fut la quasi suppression de l’ISF pour 300 000 privilégiés, son « plan de lutte contre la pauvreté » fut présenté en décembre dernier.

Parlons en un moment :

8 milliards d’euros en 4 ans (dont 4 milliards qui sont du redéploiement), soit 2 milliards/an. L’observatoire des inégalités a calculé que c’est 62 centimes par personne pauvre et par jour.

Il le compare aux 30 euros par jour donnée aux riches via la suppression de l’ISF (4 milliards/an) et création de la « flat tax » (2,5 milliards/an) : le « plan richesse » qui ne dit pas son nom.

Voila les choix du président Macron : un « pognon de dingue » pour les nantis et l’aumône pour les « derniers de cordée », sans parler du mépris pour ceux qui, depuis longtemps, ont lâché la corde !

Ce « plan pauvreté » ne compense pas la baisse des aides personnalisées au logement (APL) dont un tiers des bénéficiaires vit sous le seuil de pauvreté, le recul de 4% en deux ans du pouvoir d’achat pour les retraités, le refus de valoriser le minimum retraite des agriculteurs, et la diminution du nombre de contrats aidés.

Dénonçons aussi l’absence de mesures sur le logement et les coupes budgétaires à hauteur de 57 millions d’euros sur quatre ans (dont 20 dés 2018) pour les centres d’hébergements (le 115). Conséquence du manque de places, un centre parisien en est réduit à organiser un tirage au sort pour choisir ceux qui passeront la nuit au chaud.

Hé oui, même au plus bas de l’échelle sociale, il peut y avoir des gagnants et des perdants. C’est affligeant.

Concernant les demandeurs d’emploi de longue durée, ceux-ci doivent reprendre « le chemin du travail », traduire : sortir de l’oisiveté, et ceux qui refuseront deux « offres raisonnables d’emploi » s’exposeront à une sanction, telle que suppression temporaire d’allocation chômage. Comment vivre sans ?

Avons-nous le sentiment que « tout le possible est fait » en matière de lutte contre la pauvreté ? La réponse est non !

En fait, Macron accroit la pauvreté depuis qu’il est élu. Plus précisément, il accroit l’écart entre les très riches et les très pauvres.

En cela, c’est bien d’abord le président des « très riches » dénoncé par certains.

Donnons le mot de la fin à Hugo :

Luttant jusqu’au bout contre la ségrégation sociale, il déclarait lors de la dernière réunion publique qu'il présida, le 3 août 1879, à Paris :

« La question sociale reste. Elle est terrible, mais elle est simple, c'est la question de ceux qui ont et de ceux qui n'ont pas ! ».

Il s'agissait à cette réunion de récolter des fonds pour permettre à 126 délégués ouvriers de se rendre au troisième Congrès ouvrier de France, qui eut lieu à Marseille

Congrès qui donna naissance à la fédération des travailleurs socialistes de France, première tentative d’unité.

Quand je vous disais qu’il aurait pu être des nôtres !

……….

En m’excusant de n’avoir pas réussi à rédiger ce petit discours en alexandrins, je vous souhaite meilleurs vœux pour 2019 et passe la parole à notre camarade Dominique Barjou.

…..

Jean-Louis Barthélemy le 12 janvier 2019

 

 

Le discours du secrétaire de section du PS à Saint-Maur, lors des vœux samedi 27 janvier 2018 :

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DISCOURS du 27 janvier 2018

 

Mesdames, Messieurs, votre attention s’il vous plait.

Tout d’abord, nous vous remercions d’être venus aujourd’hui partager un moment de convivialité avec la section socialiste à Saint-Maur.

En tant que secrétaire de section, c’est à moi que revient le privilège de vous souhaiter à tous une très bonne année 2018 et une excellente santé…

 

Je devine à vos regards comme une interrogation :

« Comment se porte le PS en 2018 ? »…

« That is the question ? »

Je serais tenté de répondre par la chanson de Renaud intitulée « Toujours Debout » :

Toujours vivant, rassurez Vous, toujours la banane, toujours debout !...

Mais, je n’ai pas le talent de Renaud et de plus ne sais pas jouer de la guitare !

 

Donc je répondrai plus sérieusement par mes propres mots.

Comme vous le savez, l’année 2017 s’est révélée terrible pour le PS.

Souhaitons que 2018 soit l’amorce du renouveau lors du congrès d’avril.

Chaque année, à l’occasion des vœux, nous mettons en parallèle le passé et le présent.

Avec ceux de l’an dernier, nous évoquions en la figure de Léon Blum la difficulté de l’exercice du pouvoir.

Cette année, c’est une citation de François Mitterrand, le « grand François », que nous avons choisi d’inscrire sur notre carte de vœux :

«  Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du grand rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut. Il n’y a jamais eu, il n’y aura jamais de dynamique de victoire. ».

Elle est extraite d’un  livre d’entretiens avec le journaliste Georges-Marc Benamou : « mémoires interrompus ».

Livre sorti peu de temps après le décès de Mitterrand survenue le 8 janvier 1996.

Sans être vraiment un  testament politique, on trouve cette citation à la toute fin de l’ouvrage, et il semble que l’ancien président veut ici indiquer la marche à suivre pour ses successeurs éventuels.

A quelques encablures de la mort, et fort de cinquante ans de carrière politique, il n’y a pas lieu de douter de sa sincérité.

Il sait que la tentation de faire un bout de chemin avec les avatars du centrisme a souvent existé chez certains socialistes.

Or ce grand chef de parti, qui nous a conduit quatre fois à la victoire (présidentielles et législatives de 1981 et 1988), ce qui n’est pas rien !, récuse tout accord avec le centre et nous indique que seule l’alliance de toute la gauche peut conduire à la victoire.

Certes, l’unité est un combat de chaque instant, mais elle ne dépend pas que de nous. Elle peut se faire ou pas. Mais c’est une condition nécessaire à la victoire.

Dans la tourmente de 2017, je rappellerai que lors des sénatoriales de septembre nous avons gardé une sénatrice socialiste, alors que sur le papier nous n’avions pas assez de grands électeurs pour cela. Une liste gauche unie, certes difficile à élaborer, face à des listes de droite dispersées a permis cela, et je salue ici l’élection de Sophie Taillé-Pollian dont la pugnacité au Sénat est remarquée.

 

Mais c’est aussi une autre citation Mitterrand, que je veux évoquer ici.

Prononcée lors du congrès refondateur du Parti Socialiste à Epinay-sur-Seine en juin 1971.

Il disait alors : «  Celui qui n’est pas pour la rupture avec l’ordre établi, avec la société capitaliste, ne peut pas être militant socialiste ! ».

Une autre époque me direz-vous !

Mitterrand lui-même, qui fut ne l’oublions pas l’instigateur des nationalisations de 1982 (groupes industriels et banques privées) dut revenir sur cette politique en partie sous la contrainte européenne.

Pourtant, je reste convaincu que, oui, vouloir la rupture avec le capitalisme a encore du sens aujourd’hui.

On ne peut être social-écologiste par exemple, sans devoir lutter contre une logique du capitalisme qui est le profit immédiat, et le profit de quelques uns aux dépends du plus grand nombre, aux dépends de la planète.

Monsanto et le glyphosate en sont l’illustration.

Et c’est au niveau européen que s’imposent les règles, c’est là qu’il faut faire reculer la pratique libérale et le retour aux nationalismes qui menacent la paix sur notre continent.

L’enjeu des Européennes de 2019 sera de renforcer la Gauche au Parlement européen pour mener à bien ce combat.

Je rappelle que le PSE est le 2° groupe en importance.

 

Mais revenons à l’avenir immédiat du parti socialiste et à la question « Comment se porte le PS en 2018 ? »…

Un parti décapité qui espère qu’une nouvelle génération reprendra le flambeau du combat éternel pour l’émancipation humaine individuelle et collective dans une société solidaire.

Nous avons déjà connu une situation analogue il y a plus de 50 ans, quand la

SFIO, l’ancêtre du Parti Socialiste, alors au plus bas a donné naissance à un nouveau Parti Socialiste établi sur les bases claires d’une gauche en unité.

Cela ne s’est pas fait en un jour.

La reconstruction de l’unité du parti fut alors une longue marche :

Allant du congrès d’Alfortville en 1969, en passant à celui d’Epinay en 1971 pour aboutir aux assises du Socialisme en 1974.

Nous verrons ce qu’il en sera au congrès d’avril de cette année.

Déjà au Parlement de «  jeunes pousses » ferraillent en son nom. Je veux vous en citer quelques unes que vous connaissez surement :

Luc Carvounas, Olivier Faure, Valérie Rabault, Boris Vallaud…

Christine Revault d’Allonnes, députée européenne, issue du Val-de-Marne.

Retenez bien tous ces noms porteurs d’espoir.

D’autres apporteront leurs pierres aussi au prochain congrès : je pense à Mathias Felk, Anne Hidalgo, Stéphane Lefoll, Emmanuel Maurel, Rachid Temal, Najat Vallaud-Belkacem…

J’en oublie surement car notre parti, même décapité, ne manque pas de talents.

Ce prochain congrès est donc important pour notre avenir.

Souhaitons que comme celui d’Epinay en 1971 il soit l’occasion d’un rebond autour d’une personnalité forte (un nouveau Mitterrand ? qui sait !) incarnation d’une ligne politique claire, sinon la traversée du désert sera  longue.

 

Vous les sympathisants pouvez  nous aider à la mue de ce nouveau parti socialiste, car tous sont invités à s’exprimer en amont du congrès, notamment en participant aux contributions thématiques et en les signant.

N’est ce pas aussi Mitterrand, lui encore, qui disait en 1988 : HYPERLINK "http://evene.lefigaro.fr/citation/chantier-valeurs-toujours-neuves-combats-jour-nomment-liberte-e-78382.php" “Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop.” !

 

Oui, entre l’opposition stérile à la Mélenchon, qui méprise l’Europe et le Macronisme souverain : cet objet politique non identifié qui méprise les travailleurs, il y a place pour une offre politique nouvelle, fidèle aux valeurs socialistes de toujours.

Une opposition de gauche sans concession sur la politique économique de droite du gouvernement Edouard Philippe.

Edouard Philippe, l’anti Robin des bois, celui qui vole les pauvres via la baisse des APL pour les locataires, la baisse des retraites par la CSG, la suppression des contrats aidés, la diminution des indemnités pour les licenciés pour donner aux riches via les baisses d’impôts de 5 milliards d’euros/an, du jamais vu.

Une opposition de gauche sans concession face à un gouvernement qui par la voix de son ministre de l’intérieur ose demander à des agents d’aller faire le tri dans les centres d’hébergement entre les bons SDF, français, qui auraient le droit d’y être et les mauvais SDF migrants sans papiers expulsables sans délais.

 

Vraiment, je me demande comment des pseudo-progressistes peuvent soutenir Macron ?

 

Pour conclure et tenter de répondre à la question du début « comment se porte le PS en 2018 », je veux simplement citer l’éditorialiste du Saint-Maur Socialiste n° 29 que je connais bien ! :

« C’est une gauche de combat, européenne, écologique et solidaire que nous voulons et allons incarner ! ».

 

Merci de votre attention. 

Jean-Louis Barthélemy

 

 

 

100 réfugiés accueillis ce 23 octobre dans le Val de Marne, quid de Saint-Maur ?

100 réfugiés accueillis ce 23 octobre dans le Val de Marne, quid de Saint-Maur ?


L'Europe fait face à un afflux de réfugiés exceptionnel et probablement jamais vu depuis 1945. La Syrie, l’Afghanistan, l’Irak fournissent aujourd’hui le gros du contingent de réfugiés.

La situation de la Syrie est particulièrement édifiante. En quatre années de guerre, plus de moitié de sa population a été déplacée en raison des affrontements, 4 millions de syriens ont fui leur pays pour s'installer dans des camps construit dans les pays limitrophes.

Face à la dureté des conflits qui se déroulent sur les sols syrien, irakien ou afghan et en l’absence de perspective de solution politique à ces conflits, des familles entières quittent leurs pays pour chercher en Europe un avenir qui n’existe plus dans leurs pays.

La France traditionnellement une terre d'asile se doit, afin d'être à la hauteur de son Histoire, de participer à l'effort européen d'accueil des réfugiés fuyant la guerre et l'oppression.

Lire la suite : 100 réfugiés accueillis ce 23 octobre dans le Val de Marne, quid de Saint-Maur ?

Tribune St Maur Infos Octobre 2016 : Urgence respiratoire :

Urgence respiratoire ! L’heure est au courage politique

La qualité de l’air est une urgence : en Ile-de-France, l’espérance de vie a baissé d’environ 7 mois du fait de la pollution. Réduction des voies de circulation, de la vitesse, interdiction des véhicules polluants, et bientôt, fermeture des berges rive droite : les mesures parisiennes ont déjà réduit les jours de «pollution élevée» de 46 en 2011 à 9 en 2016. Il faut continuer !

A Saint-Maur ? Malgré nos demandes répétées : ni mesure de la qualité de l’air, ni inventaire des pollutions (ex : état des émissions par bâtiment : thermographie), ni comptage des circulations auto, ni Agenda 21. Ni bilan, ni analyses mais flou et mesurettes.

Le Plan Climat-Air-Energie Territorial offre à notre ville, via Paris-Est Marne et Bois (T10), une opportunité d’agir concrètement. Y-aura-t-il volonté et courage politiques pour s’en saisir, sachant qu’améliorer la qualité de l’air contraindra les citoyens du T10 à changer leurs habitudes, y compris dans leurs déplacements ?

En tout cas, alors que les autres Territoires bougent, lancent des appels à projet, etc.., une très grande discrétion entoure les «travaux» de nos 14 élus territoriaux saint-mauriens  au T10. 

Respirons .. mais chut ! Pas trop fort..

Décret du 28/6/2016

Elisabeth Bouffard-Savary

Conseillère municipale PS

La vidéo surveillance à saint Maur

LA VIDEO SURVEILLANCE : UN COUT EXORBITANT POUR DE PIETRES RESULTATS.

Pour certains, dont la majorité municipale actuelle, la vidéosurveillance rebaptisée pudiquement « vidéo-protection » serait indispensable pour la sécurité de nos concitoyens et le maire est décidé à en équiper la ville à marche forcée et grands frais.
Qu’en est-il réellement ?

Rappelons que c’est sous l’ancien président Sarkozy que les choses se sont précipitées en la matière.
Certains y ont vu une volonté de masquer la baisse voulue des effectifs de la police de plus de 9000 agents. A grand renfort de subventions et de publicité, son ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, a lancé en 2007 un plan national de vidéo surveillance dans le but de promouvoir l’équipement de la moindre des communes de l’hexagone, ce qui continue de faire le bonheur des sociétés de prestations de sécurité dont certaines ont vu leurs chiffres d’affaire multiplié par six en cinq ans !
A Saint-Maur, sous la mandature Plagnol, 54 caméras furent installées un peu au hasard sans tenir vraiment compte d’une quelconque cartographie de la délinquance.
Pire, fin 2013 on constatait que les 2/3 des caméras étaient en panne et les autres incapables d’identifier les suspects !

Un bel exemple de gaspillage de fonds publics que l’on retrouve hélas dans d’autres communes.
Néanmoins, la « nouvelle » majorité a décidé de « mettre le paquet » en la matière et c’est 160 nouvelles caméras HD qui viennent s’ajouter au réseau au prix exorbitant de 1,7 million d’euros.
Ce qui représente beaucoup d’argent pour des finances communales exsangues et cela sans compter l’agrandissement du centre de visionnement urbain qui passera de 11 à 25 écrans et surtout les divers frais de maintenance des caméras ainsi que la mobilisation et rémunérations de personnels affectées au visionnage.

On ne voit pas très bien l’urgence et le bien fondé de ces dépenses pour une ville réputée une des plus sûres de France.
D’autant que toutes les enquêtes sur ce sujet dénoncent l’inefficacité des caméras de surveillance sur la voie publique en matière de protection, notamment pour empêcher les agressions, et le taux d’élucidation des délits des villes équipées n’est pas supérieur à celui des villes non équipés.
De plus, certaines ayant déjà installé la vidéo surveillance depuis plusieurs années font le constat qu'elle n'est pas à la hauteur des enjeux escomptés et face aux coûts de la maintenance retirent certaines caméras.

Alors que conclure ?
Si l’on reconnaît l’utilité des caméras dans les lieux confinés comme les abords des parkings ou des gares, ou près des commerces, banques, établissements scolaires, bref sur des lieux potentiellement sensibles, vouloir quadriller l’ensemble de la ville nous parait une coûteuse ineptie associée à une atteinte possible de la vie privée.
De plus, on ne connaît ni la procédure d’appel d’offre utilisée, obligatoire pour les financements importants et devant mettre en concurrence selon les règles du marché public, ni le nom de la société qui a remporté le marché, bel exemple d’opacité.
Nos finances ne nous permettent pas cet investissement hasardeux et en matière de sécurité d’autres pistes sont à explorer comme l’ilotage et la prévention par exemple, et le retour de la police de proximité supprimée par la droite malgré de bons résultats.


Jean-Louis Barthélemy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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