Crue, vanne anti-crue et question de principe

Avec 318 ha de zones inondables, Saint-Maur est la première ville concernée par la vanne anti-crue destinée à notamment limiter (-40 cm) la montée des eaux dans la boucle de la Marne. Normal que qu’elle soit également la première à regretter que cette vanne, dont la pose prévue au printemps 2017 n’est intervenue qu’en octobre, soit encore en phase de test.

Délais de construction ?

En tout cas, le retard dans le bouclage du financement (3,5 M€ dont 500 000€ pour les communes concernées) n’a certainement pas aidé. Saint-Maur  en est l’exemple : ce n’est qu’au Conseil municipal du 23 mars 2017 que le maire, Sylvain Berrios, a finalement mis au vote la contribution (170 000€) de la ville au financement de « ce truc"  (dixit le Maire) ; « ce truc » désignant la vanne anti-crue qui aujourd’hui fait cruellement défaut.

Alors que le Fonds Barnier, la Métropole du Grand Paris, le Conseil Départemental du Val-de-Marne également maitre d’ouvrage, les communes val de marnaises concernées, tous conscients de l’urgence de cet ouvrage anti-crue, s’engageaient à financer, Sylvain Berrios affirmait déjà en octobre 2015 son refus de contribuer : «  Ce n’est pas une question de montant, c’est une question de principe. Cet ouvrage appartient à l’Etat, c’est à l’Etat de le prendre en charge », n’hésitant pas à justifier sa position par la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement.

Le sort des Saint-Mauriens n’est analysé par notre Maire qu’au travers d’une question de principe ? Les riverains apprécieront... tout comme les Val de Marnais qui ont les pieds dans l’eau. Sans compter le coût pour les collectivités impactées, notamment pour le ramassage des nombreux détritus plus ou moins volumineux charriés par les eaux.

Elisabeth Bouffard-Savary

Conseillère municipale PS

 

 

 

 

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