PS : Résolution adoptée au Conseil national du samedi 24 juin 2017

"Après des primaires réussies, c’est avec Benoît Hamon que nous avons mené 

campagne dans une élection présidentielle insaisissable sur le fond, troublante 

dans  ses rebondissements, inquiétante par le poids de l’extrême droite.

 

A l’issue du premier tour, nous avons appelé à voter pour Emmanuel Macron face à 

Marine Le Pen. Cette décision était fidèle à nos principes comme à notre 

histoire. Le Parti socialiste a toujours été au rendez-vous du combat contre le 

Front national.

 

Nous sommes fiers d’avoir contribué à freiner la poussée nationaliste en 

soutenant explicitement le Président de la République, sans réserve ni 

condition. Mais notre attachement à la République n’était pas un blanc-seing au 

projet défendu par Emmanuel Macron.

 

Nos candidats aux élections législatives sont venus rappeler nos engagements 

pour la conquête de nouveaux droits, la nécessité de justice sociale et 

territoriale, l’impératif écologique, la protection des salariés, la priorité 

donnée à l’éducation comme au respect des contre-pouvoirs.

 

Autant de valeurs qui n’ont pu trouver de résonnance dans les premiers actes du 

gouvernement d’Edouard Philippe, issu de la droite.

 

Le Parti socialiste défend la vision d’une démocratie accomplie dans laquelle le 

respect du rôle du Parlement, la place de l’autorité judiciaire, l’autonomie des 

collectivités locales, l’indépendance de la presse ou encore l’affirmation du 

paritarisme constituent des éléments essentiels. Aucun ne peut être considéré 

comme un « obstacle » à l’action publique car il est, au contraire, le garant de 

sa légitimité devant les Français et donc de son efficacité.

 

Le Parti socialiste est attaché à la justice sociale sans laquelle il ne peut 

exister de progrès. Notre formation est opposée au recul de la protection des 

salariés, à l’affaiblissement des services publics, à la remise en cause de la 

refondation de l’école ou de la justice fiscale. Plus que jamais, notre pays a 

besoin de solidarité entre les citoyens, comme entre les territoires, pour 

répondre aux défis qui lui font face.

 

A l’exception de la loi sur la moralisation de la vie publique qui s’inscrit 

dans la continuité de ce qui a été réalisé lors du précédent quinquennat, le 

Parti socialiste ne peut se reconnaître dans les mesures annoncées ou déjà 

engagées par le gouvernement. Il exprime ainsi ses vives inquiétudes sur le 

projet de loi anti-terroriste qui porte atteinte à l’Etat de droit comme sur le 

contenu du projet de loi d’habilitation à légiférer par ordonnances qui 

fragilise les protections de nos concitoyens.

 

Nous nous situons donc clairement dans l’opposition au gouvernement d’Edouard 

Philippe. Nous ne voterons pas la confiance à ce gouvernement.

Dans cette mandature, le Parti socialiste se prononcera avec une double 

constance sur les réformes qui seront présentées par l’Exécutif : en contribuant 

à ce qui sert l’intérêt général et en portant la voix de celles et ceux qui 

espèrent en une société plus juste et fraternelle.

 

C’est ainsi que nous porterons les valeurs des socialistes."

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